« Mon assiette au scanner »

Capture d_écran 2018-04-08 à 23.39.51Chers élèves,

Voilà déjà sept mois que nous avons débuté nos expériences. A travers ce blog-éprouvette, nous avons observé à la loupe la fabrique de l’information scientifique. Nous avons vu qu’une information est d’autant plus fiable qu’elle s’appuie sur des sources vérifiées et variées.

Mais nous avons vu aussi que l’information peut être victime de grandes manipulations comme les théories du complot ou de pollution engendrée par les trolls et le détournement d’images se répandant de manière virale, au profit de groupes de pression ou d’internautes aux plaisanteries malveillantes.

Il est maintenant temps de raccrocher vos blouses d’apprenti et d’embarquer avec vous calepins, stylos et magnétos pour vous mettre dans la peau de véritables journalistes !

Nous vous proposons d’aller enquêter sur le terrain et d’apprendre à produire vous-mêmes l’information, de mettre en pratique tout ce que nous avons vu précédemment.

Votre mission : réaliser ensemble une grande enquête, en partant de votre quotidien. Et répondre à cette question: Est-ce que je mange bien ?
Plus précisément : Ce que je mange est-il bon pour ma santé ?

Pour démarrer cette enquête, penchez vous sur votre assiette: prenez-là en photo. Cela peut être à la cantine, ou chez vous, ou bien une photo de vos pauses goûter dans la cour. Cette photo sera publiée sur le blog. Elle sera le point de départ de votre travail.

Vous pouvez vous mettre en groupe de 2 à 5 personnes (une photo par groupe).

Etape 1 : Préciser l’angle

Il faut maintenant préciser votre angle. Nous avons vu que cette grande question (est-ce que je mange bien), comprend de nombreuses petites questions. Vous pouvez vous intéressez aux bienfaits d’un aliment de votre assiette (la viande, le sucre …), à la façon dont le plat a été préparé (hygiène, chaîne du froid…), aux besoins spécifiques de chacun (quelle alimentation est recommandée pour un sportif ? Une personne diabétique ?…). A l’importance du plaisir dans l’alimentation, à ce que dit la loi… Lors de notre dernière rencontre en classe, nous avons abordé avec vous de nombreuses pistes.

Etape 2 : Choisir la forme

En plus de choisir le sujet qui vous intéresse le plus, il faut choisir la façon dont vous allez le présenter, l’un des genres journalistiques vus en classe :

    • Le portrait
    • L’interview
    • Le reportage
    • Le micro-trottoir (avec des élèves majeurs, ou de la classe)
    • L’éclairage

N’oubliez pas que nous sommes une publication multimédia : vous pouvez utiliser l’écrit, la photo le dessin, la vidéo, l’audio…L’éclairage peut se traiter sous forme d’infographie ou d’un texte en trois points clés. Profitez de la liberté qu’offre le web !

Etape 3 : Enquêter. Chercher des sources

Vous avez votre sujet, vous savez sous quelle forme vous allez le présenter, il ne reste plus qu’à vous lancer. Autour de vous, de nombreuses personnes peuvent vous apporter des informations (cuisinier/ infirmière /prof de sport / prof de bio, élève sportif, élèves qui a une maladie, connaissances dans votre entourage personnel…)

Vos sources peuvent aussi venir de recherches documentaires (sur internet, d’un livre, des journaux…).

Citez vos sources dans votre rendu. Contextualisez leurs propos en mentionnant leur nom, profession ou statut. Allez chercher des points de vue différents !

Et n’oubliez pas : en tant que journaliste, vous êtes libres, vous avez la chance de pouvoir publier vos recherches sur ce blog, mais vous avez aussi un devoir d’honnêteté ! Attention donc à la diffamation ou aux opinions infondées !

Nous avons hâte de vous lire !

A très bientôt,

 

La chasse aux trolls par les lycéens du Lycée Emile Dubois

Pour travailler sur les trolls, nous nous sommes interrogés sur l’intérêt d’ouvrir un article aux commentaires des lecteurs et sur la différence entre un argument et une opinion. Nous avons lu les articles et avons constaté que le journaliste apportait des arguments et citait des sources. Nous avons vu que, dans les commentaires, les lecteurs exprimaient leurs opinions et que certains d’entre eux n’étaient pas respectueux et même même nuisibles au débat.

Voici notre travail:

La chasse aux trolls par Cindy, Naika, Hadiatou et Wendy

La France va-t-elle sauver les hérissons? par Lohan, Tassadit et Sarah

La chasse aux trolls, parasites du web par Niteesha, Felicia, Dorina et Lucie

Les chemtrails par Marina, Louisette et Sabrine

Expérience n°3 sur les trolls par Luis

 

Illustrer. Illusions d’optique ?

Dès qu’il se passe un événement important dans le monde comme une catastrophe naturelle, nous sommes aujourd’hui informés pratiquement en temps réel grâce à internet et aux réseaux sociaux. Et avant même d’en savoir plus en consultant un article, notre regard est “accroché” par une image marquante. C’est bien souvent, cette photo qui nous donne envie de cliquer ou bien d’acheter un journal en kiosque. L’image “attire l’oeil”, car elle fait notamment appel à nos émotions et elle a donc un impact important sur nos opinions et nos représentations.

Cela explique que les photos d’actualités sont aussi devenues le terrain de jeu de désinformateurs de tous bords. Prenez, par exemple, le passage de l’ouragan Irma, en septembre dernier. Des dizaines de fausses images se sont répandues sur les réseaux sociaux, comme ces requins qui auraient envahis les villes…

Pour éviter de se faire piéger, voici 3 conseils simples développés dans cette vidéo du Monde.fr.

  • Traquer l’origine de la photo : des outils comme TineEye ou Google images permettent d’effectuer une recherche inversée à partir d’une photo et de retrouver l’originale.
  • Guetter les traces de retouche : ce n’est pas toujours évident à déterminer, mais en zoomant sur une photo retouchée, on peut noter des zones de qualités différentes au sein d’une même image.
  • Se poser des questions sur le contexte : qui est l’auteur de cette photo ou vidéo? Où a-t-elle été prise? A quelle date? Partez du principe qu’il est difficile d’accorder du crédit à une image en l’absence de ces informations.

Et surtout n’oubliez jamais qu’une photo n’est pas le simple reflet de la réalité. C’est une construction. Elle résulte d’un choix de cadrage, mais aussi du point de vue du photographe et de celui qui la diffuse.  D’où l’importance de la légende qui permet de contextualiser le cliché. Avec deux légendes différentes, le sens d’une photo peut complètement changer. 

Maintenant, à vous de jouer!

Pour cette 4e expérience, nous vous proposons d’enquêter et d’écrire une courte légende (maximum 5 lignes) sur chacune de ces photos, qui ont accompagné des articles scientifiques. Vous pourrez ainsi expérimenter le travail de vérification que nécessite la publication d’images.

Photo 1: Un ours polaire qui a fait parler de lui. Pourquoi semble-t-il affamé ? 

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Photo 2: Ce cheval de Botaï a-t-il vraiment existé ? 

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Photo 3 : Une étrange créature : l’Axolotl. Sort-il d’un dessin animé ? 

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Pour ceux qui voudraient aller plus loin, vous pouvez visionner la vidéo d’où a été extraite l’image de l’ours polaire et enregistrer un commentaire audio (voix-off). Après avoir fait quelques recherches, re-contextualisez l’information véhiculée par ces images ou bien laissez libre cours à votre imagination.

Retour sur vos théories du complot

Bonjour à tous,

Vous avez maintenant tous « joué le jeu » proposé autour de la théorie du complot.
Bravo, nous sommes épatées par votre imagination !
Toutes vos contributions sont intéressantes, elles parviennent bien à instaurer le doute sur ce qui est vrai ou pas.
Celle sur les obèses et les pesticides montre très bien, courbe à l’appui, comment on peut créer de faux liens de cause à effet, et comment on peut tout faire dire aux chiffres.
Celle sur les décharges électrostatiques est très créative, presque un scénario de science fiction, et l’idée des journaux intimes interposés est originale.
L’idée que l’espace n’existe pas pourrait aussi être le point de départ d’un conte fantastique !
La théorie des pigeons contaminateurs nous a fait pensé au film Les Oiseaux, un thriller de Hitchcock. Ames sensibles s’abstenir… ! Elle aurait pu être poussée plus loin mais les dessins et les photos sorties de leur contexte ajoute au sentiment de menace. Elles rappellent que ces théories du complot jouent avant tout sur nos émotions plus que sur la raison.
Enfin, les sirènes, avec là aussi de bonnes illustrations et beaucoup de documentation, montrent que l’on peut créer le doute en noyant les lecteurs sous une grande quantité de données. Cela donne un petit côté « encyclopédique » et donc véridique.
Merci enfin à la classe de Suzanne Lacore pour les vidéos partagées, très drôles, ces coïncidences !

Vous avez maintenant bien compris la mécanique de ces théories, dont les élèves de Simone Weil soulignent certains ingrédients. Vous devez vous rendre compte aussi qu’il est presque plus facile d’en inventer … que de les contredire. C’est d’ailleurs ce qui rend ces théories si virales sur internet.
Nous espérons que vous serez donc prudents à l’avenir grâce à ce petit exercice et qu’il vous évitera de tomber dans le panneau.
A bientôt !

D’autres ressources si vous voulez en savoir plus:
-La Chaîne youtube hygiène mentale
-Aude Favre, journaliste, décrypte la méthode des journalistes et celles des complotistes

 

Théories du complot au Lycée Roger Verlomme : gare aux pigeons

Histoire du pigeon

Les premiers pigeons sont apparus sur le continent asiatique, puis ils se sont dirigés vers l’Europe de l’ouest puis vers l’Afrique du nord. Des restes de pigeons datant d’un million d’années ont été retrouvés en Jordanie et en Palestine.

Des scientifiques pensent que les pigeons se sont approchés des humains parce qu’ils étaient attirés par leur sang.

Ils ont constaté que lorsque les populations sont trop importantes, nombreux sont les pigeons malades. Dans le même temps certains hommes sont atteints de mystérieuses maladies contagieuses peu connues comme le chingala.

Les pigeons nichent dans les cavités des bâtiments, qu’ils redécorent à leur façon avec leurs déjections.


Illustration 1: Les pigeons et leurs méfaits. Auteur : Miu G

 

Les personnes âgées sont suspectées d’être complices des pigeons en leur donnant à manger sciemment pour transmettre leurs maladies aux jeunes personnes.

Comme les pigeons vivent en ville et que leurs prédateurs sont inexistants, les pigeons faibles et malades vivent plus longtemps. Ils peuvent ainsi contaminer de plus en plus d’humains.


Illustration 2: Une organisation ? Auteur : Miu G

Le chingala ou le virus du pigeon

Découvrez notre diaporama d’information

Maintenant vous savez. Parlez-en autour de vous.

Les élèves du Lycée Roger Verlomme

 

 

« Coïncidence ? Je ne crois pas ! » ou la théorie du complot au collège Suzanne Lacore

La théorie du complot ? Cela veut dire que les complots n’ont jamais existé ? La classe média numérique du collège a visionné le vidéo-kit pédagogique proposé par Paul Moreira, son agence Premières Lignes et le CLEMI.

On y apprend que les vrais complots ont existé et existeront toujours : comme celle des industriels du tabac américains qui ont soutenu longtemps que la nicotine n’était pas addictive malgré les rapports des scientifiques. Mais les faux complots eux se multiplient sur Internet et l’agence Premières Lignes en a été l’une des victimes…

Puis la classe médias a regardé les capsules parodiques de la chaîne Youtube « Le Before du Grand Journal » de Canal +, notamment celles sur Jésus et sur les fast-foods :

 

et les élèves se sont amusés à détricoter l' »argumentaire » sur une possible naissance de Jésus-Christ en Provence ou sur la « théorie » que les fast-foods militeraient pour la monarchie…

Si l’on veut chercher des coïncidences ou vérités cachées, on en trouve. Les élèves se sont ensuite exercé à un petit jeu : par deux, ils devaient trouver le plus de points communs entre eux : nombre de frères et sœurs, lettres en commun des prénoms ou des noms, nombres de lettres des prénoms des parents,… Plus facile alors de construire des vérités cachées sur ces points communs !

(Séquence fortement inspirée par celle proposée par le Cortecs. )

Enfin, il restait un exercice de taille : les élèves ont seuls ou en groupe de deux élaboré une théorie du complot dans le domaine scientifique. Vous verrez bientôt leurs différentes productions.

Les professeurs de la classe média