Les lycéens de Victor Hugo : vegans ou carnivores ?

Les lycéens de Victor Hugo _ vegans ou carnivores

Aujourd’hui, la viande est un sujet qui fait polémique que ce soit les vegans, l’association L214, les conséquences de l’élevage sur l’environnement…

Qu’en est-il au Lycée Victor Hugo ? A la cantine, les élèves peuvent manger de la viande tous les jours. Mais qu’est-ce qu’en pensent les lycéens ? Nous avons mené notre enquête. Nous les avons interrogé sur le sujet, voilà ce qu’il en est ressorti…

Reportage d’Elisa et Sasha, élèves de 2de du lycée Victor Hugo de Paris

 

 

 

 

Portrait d’une cuisinière – l’hygiène alimentaire en milieu scolaire

Comme bon nombre de personnes, vous vous êtes sûrement déjà posé un jour la question de l’hygiène dans n’importe quelle restauration. Mais avez-vous vraiment eu les réponses à vos questions? Sinon nous espérons que notre petite enquête vous éclaircira.
Pour ce sujet, nous allons nous intéresser particulièrement aux cantines scolaires et oui; Mais qu’en est-il de l’hygiène dans les cantines ? Sachant que la plupart des étudiants mangent quotidiennement en ces lieux avec près d’un milliard de repas servis chaque année.

Tout d’abord rappelons précisément ce qu’est l’hygiène alimentaire. Eh bien c’est tout simplement la réglementation qui définit les “mesures et les conditions nécessaires pour maîtriser les dangers et garantir le caractère propre à la consommation humaine d’une denrée alimentaire compte tenu de son utilisation prévue.” (extrait du Règlement CE n° 852/2004, article 2 – Définitions)

Enfin cela n’est pas si simple finalement car dans beaucoup de cas cette hygiène peut ne pas être respectée. La restauration scolaire doit veiller à respecter et à faire respecter des normes et des règles strictes ( propreté, cuisine, équipements, transport des aliments… ) afin de garantir aux consommateurs finaux, les demi-pensionnaires, une sécurité maximale et l’absence de risque pour la santé. Donc comme vous vous en doutez, si une cantine est infestée d’insectes comme les cafards, ou de rongeurs tels que des rats ou si le personnel en cuisine n’a pas une bonne hygiène personnelle, par exemple s’il ne lave pas les mains ( eh oui il est important de se laver les mains!), des intoxications alimentaires peuvent survenir.

Ainsi pour éviter de nuire à la santé des élèves, les cantines scolaires font l’objet d’un contrôle et d’une surveillance régulière par les services vétérinaires du Ministère de l’agriculture et de la pêche qui ont même été renforcés par la loi de modernisation de l’Agriculture de juillet 2010.
Ces inspections s’effectuent à l’improviste en présence du chef de cuisine et du responsable de l’établissement pour s’assurer que tout est mis en oeuvre pour garantir la salubrité des repas et à l’issue de chaque visite, un rapport d’inspection est adressé au responsable de l’établissement.
Dans les cas d’infraction, la fermeture immédiate de ces cantines peut même être imposée comme ce fut le cas de la cuisine du Lycée Turgot (dans le 3ème arrondissement de Paris) qui a été fermée pour insalubrité il y a quelque mois.

Pour une recherche plus approfondie sur le sujet nous nous sommes rendus sur le terrain, à savoir dans la cantine du lycée Simone Weil ( dans le quartier parisien du Marais ) afin de questionner une cuisinière qui a gentiment répondu à toutes nos questions.

Mindie Charlotte est une cuisinière âgée de soixante et un ans qui exerce ce métier depuis treize ans maintenant, après des années de formations et de concours. Depuis toujours passionnée par ce métier, cette cuisinière le décrit comme étant aussi difficile que peut l’être n’importe quel autre et plaisante au sujet de son salaire qui aurait pu être plus élevé. Elle travaille neuf heures par jour avec des horaires relativement matinaux puisqu’elle commence son travail très tôt le matin, à partir de six heures et demie. Elle prépare tous les plats du lycée Simone Weil, ce qui lui prend plusieurs heures et nous dévoile son repas idéal qui est un plat élaboré!

Interview audio:

Les points pertinents abordés dans l’interview:

Les équipements requises pour le personnel en cuisine:
Une blouse de couleur claire (généralement blanche)
Des chaussures antidérapantes
Une charlotte (oui Charlotte doit porter la charlotte….!)
Des gants
Un masque bucco-nasale (en cas d’infection)

Le sort des aliments pris par les élèves mais non consommés:
Une fois sur un plateau repas, bien que les aliments restent tout à fait comestibles, que des produits n’ont même pas été touchés et ouverts, les aliments sont jetés. En effet il est interdit de conserver les denrées alimentaires déjà pris par les élèves même s’ils n’ont pas été consommés. Malheureusement cela provoque un très gros gaspillage alimentaire c’est pourquoi ne prenez pas les aliments que vous n’avez pas l’intention de manger!

La nécessarité des prélèvements:
Les prélèvements sont des plats témoins qui vont être envoyés au service de vétérinaires pour les analyser. Les prélèvements se font tous les jours puisque chaque plat a l’obligation d’avoir un plat témoin.

La conservation des aliments:
Les aliments doivent être conservés dans des conditions adaptées afin d’éviter toute détérioration ou contamination les rendant impropres à la consommation. Ils respectent la chaîne du froid qui ne doit jamais être rompue, et sont conservés au réfrégérateur ou au congélateur.

L’état de la cuisine de Simone Weil:
“Très propre, irréprochable!” a repondu fièrement la cuisinière, évidemment puisque la cuisine est très bien entretenue par Mindie Charlotte et sa collègue qui nettoient, balayent et désinfectent chaque recoin de la cuisine à tout moment. (donc ni cafards ni rats )

Donc n’ayez craintes les élèves de Simone Weil ! Puisque nous pouvons constater que les règles d’hygiène sont très bien respectées dans votre cantine.

Almas Khalid et Angèle Xu

l’assiette de Simone au scanner

Vous avez tous sûrement mangé à la cantine à une période de votre vie, que ce soit à la maternelle, en primaire, au collège ou au lycée. Vous vous êtes peut-être déjà demandé d’où provenaient les aliments que nous mangeons, le coût de cette nourriture, etc.

 

assiette 2

 

Voici un plateau typique au lycée Simone Weil :

Il est composé de :

-une entrée;

-un plat ;

-un dessert varié ;

-un produit laitier ;

-un pain de petite forme ;

-d’eau à volonté.

Pour en savoir plus sur cette assiette, nous avons interrogé l’intendance du lycée, sous forme d’interview. Nous avons notamment demandé sur un sujet qui nous intéresse tous : l’économie et le coût.

 

Élève : L’eau de la cantine est-elle gratuite ? La paye-t-on dans le prix du repas ?

 

Intendance : L’eau est gratuite mais 28% des recettes de la demi-pension sont reversées aux services généraux donc pas autant gratuite que ça.

 

Élève : Pourquoi le pain a-t-il cette forme ? Quel est le nombre limité et pourquoi ?

 

Intendance : C’est un pain industriel pour le coût de revient, on calcule le nombre de pain c’est

pourquoi c’est limité. (4 services, donc estimation)

 

Élève : D’où provient les aliments de notre plat ? Pourquoi y a-t-il plus de frites ? Est-ce moins

cher ou pour moins gâcher ? Est-ce surgelé ou frais ?

 

Intendance : Les aliments sont livrés par nos fournisseurs. Certains légumes sont surgelés et d’autres sont frais. Les frites sont souvent mises car elles marchent bien avec les enfants.

 

Élève : Pourquoi servez-vous un plat, une entrée et un dessert ? Est-ce une obligation, une tradition ?

I: C’est pour un choix plus diversifié et aussi pour un repas équilibré et complet.

E: Pourquoi y a-t-il des boursiers ?

I : La bourse n’a rien avoir avec la cantine, la bourse permet d’avoir des tarifs privilégiés qui n’ont rien avoir avec les paiements des repas. C’est le coefficient de la CAF qui joue pour le tarif de la cantine. Le fait d’être boursier permet d’avoir un tarif pour la cantine privilégié mais ne s’en sert pas pour payer la cantine.

Naranjo Nicole, Ren Estelle, Poret Pénélope, Zhang Stephane 2nde2

 

interview de la secrétaire de l’intendance

« Coïncidence ? Je ne crois pas ! » ou la théorie du complot au collège Suzanne Lacore

La théorie du complot ? Cela veut dire que les complots n’ont jamais existé ? La classe média numérique du collège a visionné le vidéo-kit pédagogique proposé par Paul Moreira, son agence Premières Lignes et le CLEMI.

On y apprend que les vrais complots ont existé et existeront toujours : comme celle des industriels du tabac américains qui ont soutenu longtemps que la nicotine n’était pas addictive malgré les rapports des scientifiques. Mais les faux complots eux se multiplient sur Internet et l’agence Premières Lignes en a été l’une des victimes…

Puis la classe médias a regardé les capsules parodiques de la chaîne Youtube « Le Before du Grand Journal » de Canal +, notamment celles sur Jésus et sur les fast-foods :

 

et les élèves se sont amusés à détricoter l' »argumentaire » sur une possible naissance de Jésus-Christ en Provence ou sur la « théorie » que les fast-foods militeraient pour la monarchie…

Si l’on veut chercher des coïncidences ou vérités cachées, on en trouve. Les élèves se sont ensuite exercé à un petit jeu : par deux, ils devaient trouver le plus de points communs entre eux : nombre de frères et sœurs, lettres en commun des prénoms ou des noms, nombres de lettres des prénoms des parents,… Plus facile alors de construire des vérités cachées sur ces points communs !

(Séquence fortement inspirée par celle proposée par le Cortecs. )

Enfin, il restait un exercice de taille : les élèves ont seuls ou en groupe de deux élaboré une théorie du complot dans le domaine scientifique. Vous verrez bientôt leurs différentes productions.

Les professeurs de la classe média